O. https://www.positivislam.ch Mon, 21 Sep 2025 03:35:57 +0000 Joomla! - Open Source Content Management en-gb Et si on se mettait bien?! https://www.positivislam.ch/positivwriting/et-si-on-se-mettait-bien https://www.positivislam.ch/positivwriting/et-si-on-se-mettait-bien Et si on se mettait bien?!

Après vous avoir parlé pendant quelques articles du racisme, du sentiment de victimisation et de ces conséquences, je me suis dit que c’était peut-être le moment de parler de quelque chose d’un peu plus sympa et qui pourrait nous être utile à toutes et à tous ; Mesdames et Messieurs j’appelle le bien-être sur scène.

Avec tout le stress et la pression que la vie nous offre sur un plateau d’or, je pense que pour le bon fonctionnement de notre caboche, mais également pour le bien d’autrui, il faut prendre soin de nous, autant physiquement que moralement. Alors qu’il y a environ un milliard de méthodes pour essayer de se remettre sur les rails, je vais en proposer quelques une dans l’espoir d’inspirer certaines âmes qui se sentent attaquées par la vie, mais ne sait-on jamais, peut-être que je vais également en découvrir des nouvelles (et c’est à ce moment précis que je vais placer mon « lâches tes comm’s » avec un petit pouce en l’air).

Je tiens également à faire une parenthèse, qui je pense est essentielle ; ce n’est pas grave de ne pas se sentir bien et de décider de voir le verre à moitié vide, au contraire !

Je suis des personnes qui pensent qu’il est normal de ne pas avoir envie, un jour, une semaine, un mois… et que parfois il faut être égoïste, penser à sa petite personne et de faire ce que nous avons vraimentenvie. Et si tirer la tronche est ce dont j’ai besoin, et bien mon entourage s’y fera, et avec le sourire s’il vous plait ! Après, idéalement, c’est de ne pas se retrouver dans cette phase grognon et cynique pendant un quart de siècle. Et donc il faut s’accorder du temps pour soi et s’écouter (pas juste s’entendre chouiner mais s’E-COU-TER).

Malheureusement pour les jeunes que nous sommes, nous vivons dans une époque où il faut toujours être le meilleur, souriant, beau et notre quotidien est un concours où il faut être au top.

Mais peut-être qu’être au top n’est pas notre bonheur, loin de là. Peut-être que notre bonheur c’est d’être moyen. Personne ne le saura mieux que vous-même et par conséquent, ces sessions de « tête-à-tête » avec notre petite voix sont nécessaires.

Bon ben alors c’est parti pour truc et attrape pour se sentir un peu mieux.

  1. I’m dead

C’est une phase que j’apprécie tout particulièrement, c’est se mettre sous une grosse couette, boire du thé ou chocolat chaud et regarder des séries à n’en plus finir (oui oui même Netflix m’a déjà demandé si j’étais toujours là). Et en résumé, je fais la morte. Je vous assure qu’après une overdose de films et de séries, je sens que je me suis déconnectée de la vie pour passer dans un monde virtuelle qui me convenait assez bien.

Et ce que je regarde, c’est des classiques pourris, comme « Titanic » avec my little Leo, « Crazy stupid love » avec le charmant Rayan Gosling ou des films de Noël (vu que c’est la saison). Le pompon c’est de regarder « Twilight » ou « High School Musical ».

En terme de séries, je pense que « Brooklyn 99 », « New Girl », « Parks and Recreation » et surtout « The Office » sauront toujours nous remonter le moral, quoi qu’il arrive !

  1. Over-sociabiliser

D’autres personnes ont besoin d’être entourées durant cette phase de mal être. Elles ont besoin d’avoir du monde autour et occuper leur esprit pour le plus penser à leurs soucis!

Et bien réjouissons-nous car ceci est possible !

J’ai vu que dans différentes villes en Suisse, des cafés proposaient des « Bla-Bla Language exchanges » et cela consiste à se retrouver et à blablater tout simplement. Donc point très positif, c’est moins cher qu’une séance chez le psychologue, ça vous permets de vous faire des tonnes de nouveaux amis mais également de réviser votre anglais ou allemand (oui car le principe est de commencer à parler en français et de switcher, si le cœur vous en dit, en une autre langue).

En plus de ces différents « Bla-bla Language exchanges » je suis sûre qu’il y a plusieurs associations qui font des activités juste pour réunir du monde et passer un bon moment.

Donc foncez-y et passez autant de temps qui vous chante !

  1. Shut-down la technologie

Eteignons tout ; téléphone, ordinateur, télévision, … vivons comme nos grands-parents. Passons juste un vrai moment avec nous même, lisons des livres, méditons, buvons un café sur une terrasse en regardant le monde passer, peut-être prendre un joli carnet et un stylo et faisons le topo de notre vie et pourquoi pas les nouveaux objectifs que nous avons envie de nous fixer.

Pourquoi ne pas aller marcher longuement dans la forêt sans musique vissée dans les oreilles. Juste nous et la nature (ça sonne un peu cheesy mais je vous assure que ça ressource).

Le grand air n’a jamais fait de mal à personne.

Cela permet également de réfléchir et de se demander si nos convictions, avis, décisions sont vraiment nos choix ou plutôt une influence extérieure.

Il m’arrive, quand je dois prendre une décision importante et de ne pas avoir envie d’être influencée, de mettre mes baskets et de partir pour une longue marche. Je fais le point et me pose les questions sur mon réel choix, ou pas vraiment.

Pendant mes vacances, je me posais dans la mer, me laissais emporter par les vagues et réfléchissait longuement ; et c’est là que j’ai pris des décisions que je ne regrette nullement aujourd’hui !

Ça marche, je vous le promets !

  1. Migrer le temps de quelques heures/ jours

Pour ceux qui ont des moyens financiers, prenez votre sac à dos et tirez vous ! Bon même si c’est réfléchi et organisé, prenez le temps de partir quelques temps et de profiter d’un nouvel air, paysage, populations, expériences… et de faire ce que vous souhaitez réellement sans forcément prendre l’avis d’un co-voyageur. Qu’est-ce que ça fait du bien !

Pour ma part, mes voyages solos ont toujours été de très bonnes expériences.

Il est vrai que j’ai versé quelques petites larmichettes mais en fin de compte, mes voyages m’ont permis de me prouver que j’étais capable et que oui, j’étais une OUF parfois.

Après pour les portes monnaies moins garnis, Il y a une option low cost : une carte journalière, un pique-nique et c’est parti pour l’aventure !

Même pour 24 heures, il est toujours sympa de s’évader et de se rendre dans une partie où le dépaysement sera assuré ! Nous avons la chance de vivre dans un pays qui regorge de différents paysages (lacs, montagnes, villes) et le fait que la Suisse soit multilingue, et bien pour nous petits romands, vu qu’on est pas des flèches en allemand, on aura l’impression d’être partis LOIN.

  1. Solo Dancefloor

Très simple, cette activité demande un téléphone, des écouteurs et c’est tout !

Quoi de mieux que de se dépenser jusqu’à en perdre le souffle ? Et bien ajouter à cela le lip Sync (donc prétendre chanter, un peu comme le playback… vu que je doute que nous soyons des bons chanteurs, nous allons juste mimer et imaginer que nous chantons devant le Hallenstadium).

Commençons par mettre le « Chacha Slide » à fond, suivons les instructions et trémoussons nous !

Ceci n’est que l’échauffement.

Easy j’ai envie de dire… maintenant c’est le moment d’improviser nos pas de danse. Ensuite enchainons avec « Single ladies » de Beyoncé (oui oui même vous messieurs), un peu de Queen et pourquoi pas finir avec du Taylor Swift.

Dansons, chantons, dépensons nous.

Avec du temps et de l’entrainement, nous nous lancerons dans le karaoké… mais pas pour tout de suite… le but n’est pas de torturer nos colocataires ou nos voisins.

Autres solutions pour les détenteurs de voiture, prenez la route, musique à fond et poussez la chansonnette ! Là aussi c’est un pur régale. Le fait de ne pas s’entendre donne l’illusion de bien chanter, et ceci est très réconfortant !

Bref, Beyoncé et compagnie n’ont qu’à bien se tenir !

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Bien entendu, il y a différentes façons de bouder et d’essayer de se ressourcer ; certains iront courir (oui il y a des fous partout), d’autres se feront plaisir avec un bon gros hamburger (mmmh), pendant que d’autres iront simplement dormir.

Peu importe ce que vous faites, l’essentiel est de prendre du temps pour vous. N’ayez pas peur de rester seul avec vous-même et de discuter avec cette petite voix intérieure. Parfois elle a juste besoin de s’exprimer et de donner son avis sans être coupée par Mme la Raison ou Madame la Peur.

Prenez soin de vous (Garnier) et Cœur sur vous

O.

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Writing Mon, 13 Jan 2026 16:06:30 +0000
Prendre soin de son bien-être mental https://www.positivislam.ch/positivwriting/prendre-soin-de-son-bien-etre-mental https://www.positivislam.ch/positivwriting/prendre-soin-de-son-bien-etre-mental Prendre soin de son bien-être mental

Dans mon dernier article, je partageais avec vous quelques méthodes testées et faciles à utiliser pour répondre aux remarques racistes de tous les jours.

Je dois avouer, c’est marrant 2 minutes de balancer des vannes sarcastiques et d’envoyer des bisous aériens à des inconnus. Mais à la longue, c’est quand même dur sur le mental. Combien de bisous aériens doit-on envoyer avant que les choses ne changent pour de vrai, et qu’on nous lâche les basques ?

En tant que musulmane visible en Suisse, je peux vous garantir que ces expériences m’ont forgé un caractère bien trempé, et une tolérance zéro au « bullshit ». Plus le temps avance, et moins j’ai de patience pour les remarques à deux sous, qu’elles viennent de personnes bien intentionnées ou non.

Par contre, et comme beaucoup d’autres en Suisse comme ailleurs, les demandes de justifications constantes, le sentiment d’être au cœur de campagnes politiques sans avoir rien demandé à personne, ça finit par fatiguer même les plus hardents d’entre nous.

En écrivant ma série pour PositivIslam, j’ai réalisé que le sujet du bien-être psychologique n’est pas vraiment traité en lien direct avec le racisme, ou encore la radicalisation. Ou quand on approche le sujet, c’est à coup de « il s’est radicalisé car il n’avait pas d’emploi », ou une autre tournure du genre.

L’importance de l’aspect psychologique commence bien avant d’en apercevoir les conséquences physiques. A l’heure d’aujourd’hui, surtout pour notre génération, il est difficile de ne pas sentir une certaine pression quant à nos identités multiples ou notre place dans la société. Ca l’est d’autant plus que, pour les jeunes musulmans vivants en Suisse, ou en Europe en général, nous sommes souvent tiraillés entre deux cultures, pas assez l’un ou l’autre.

La première étape est de reconnaître le déséquilibre et de reconnaître que les choses ne sont pas comme on les aurait souhaitées. D’abord à soi-même, puis aux personnes autour de nous. Apprendre à dire « non » quand il y a trop de pression. Être un peu égoiste avec son bien-être. Taper du poing sur la table avec les personnes qui dépassent certaines limites.

Dans mon prochain article, je partage avec vous les moyens que j’utilise pour prendre soin de ma petite tête.

Cœur sur vous.

O.

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Writing Mon, 13 Jan 2026 15:59:44 +0000
Sortir du cercle vicieux https://www.positivislam.ch/positivwriting/sortir-du-cercle-vicieux https://www.positivislam.ch/positivwriting/sortir-du-cercle-vicieux Sortir du cercle vicieux

Dans l’un de mes précédents articles, j’ai pu partager avec vous le lien direct que je perçois entre radicalisation et racisme – l’un alimentant l’autre, comme des siamois qui ne peuvent vivre indépendamment.

Ainsi, si l’objectif commun est de diminuer le nombre de musulmans radicaux au sein de notre société, s’attaquer à l’islamophobie et au racisme conventionnel et systématique serait un bon point de départ. Le problème, mes chers amis, c’est que le chantier et grand, et ne cesse de s’agrandir (merci aux nouveaux mouvements fascistes et aux prises de positions politiques, souvent borderline voire carrément racistes, que nous voyons émerger tous les jours).

Entre nous, je n’ai ni les compétences, ni le temps pour mettre en place des stratégies de Défense contre les Forces du Mal au niveau global (Big Up aux fans de Harry Potter). Par contre, au niveau individuel… là on parle !

Pour les besoins de cet article, je vais partager avec vous quelques méthodes à utiliser en cas de remarques racistes ou islamophobes (à utiliser avec ou sans modération - à vous de voir) :

  1. Clin d’œil et petit bisou aérien

J’utilise cette méthode quand on me lance un petit mot du type « rentre chez toi », « sale arabe », ou les autres trouvailles plus basiques les unes que les autres. J’ai pas envie de faire genre, mais ça marche carrément. Je l’ai testé plus d’une fois, avec des gens de tout âge, le malaise est le même. Parce que sérieusement, c’est un micdrop quasi assuré.

  1. Sarcasme à outrance

Dans ma famille, le sarcasme est une langue à part entière. On l’utilise pour se raconter nos journées autour d’un bon repas, en regardant un film, et souvent, quand on se dispute. Je prêche l’art du sarcasme pour se débarrasser des idiots de la vie quotidienne. Quand une personne se pointe comme une fleur pour vous donner son avis sur un aspect très personnel de votre vie (appartenance religieuse, style vestimentaire et j’en passe), switchez de langue et utilisez le sarcasme pour bien remettre la personne à sa place. Fonctionne particulièrement bien avec les collègues un peu lourds, vieilles connaissances, anciens potes du lycée et autre personnes qu’on aimerait mieux moins croiser.